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Nouvelle Publication

Parution du nouveau bulletin du CRARM, n°19

Edito du Bulletin du CRARM N°19

Projets



Caractérisation des gîtes fossilifères du Bassin parisien pour l'étude des parures en coquillage archéologiques

Projet d'analyse des grès quartzites en région mantaise


Suite aux travaux de Nicolas Le Maux et Sylvain Griselin, il apparaît que l'étude pétrographique par microscopie soit l'une des seules approches possibles de caractérisation détaillée des grès-quartzites. Elle permet d'obtenir de véritables informations sur les éléments qui peuvent être discriminants tels que la nature et la forme du ciment, l'insertion de ce ciment à la matrice sableuse ou encore l'identification de minéraux accessoires et d'éléments chimiques.
Cette méthode offre donc une échelle d'analyse qui pourrait, à terme, permettre d'envisager objectivement la question de la provenance des grès. Cette approche pétrographique est toutefois destructrice par les prélèvements de lames minces. Elle est peu adaptée aux témoins archéologiques et reste dépendante d'un référentiel représentatif des formations gréseuses tertiaires du Bassin parisien.

Afin d'éprouver cette méthode, nous avons choisi de la tester sur la région mantaise qui offre une perspective très favorable.
Tout d'abord, c'est une zone comprenant des niveaux géologiques tertiaires riches en grès et en grès-quartzites ainsi qu'un  " atelier de taille " sur la commune de Gargenville. Les prospections du CRARM ont permis de découvrir plusieurs affleurements encore non répertoriés. Des analyses ont déjà été réalisées sur certains d'entre eux.
De plus, ces mêmes prospections ont identifiées 31 sites et indices de sites mésolithiques dont au moins 8 d'entre eux ont fourni des fragments d'outils prismatiques en grès. Sur ces fragments issus de ramassages de surface il est envisageable de prélever des lames minces et de les comparer à celles des affleurements de grès-quartzite.
Nous espérons ainsi pouvoir mettre en évidence un lien entre les outils prismatiques du Mésolithique moyen et les gîtes de matière première les plus proches.


                                                                    Nicolas Le Maux, Sylvain Griselin, Jean-Michel Portier

Le Mésolithique du Nord des Yvelines


HISTORIQUE

Le mésolithique est resté quasiment invisible pendant des décennies. Les prospecteurs amateurs connaissaient très mal ces cultures et le mobilier microlithique était très difficile à détecter. L'heure était plutôt à l'exploration des grands ensembles du Paléolithique moyen et du Néolithique. Le mésolithique n'étant souvent considéré comme une période de transition avec une industrie lithique assez insignifiante. Rien à voir avec les bifaces du moustérien ou les haches polies du néolithique dont les collectionneurs ratissaient avidement les sites pour remplirent leurs vitrines.
Ce fut une chance extraordinaire pour cette période. Le dédain des collectionneurs a laissé intact ces sites et l'on peut étudier des séries dont on sait qu'elles ne sont pas tronquées par des ramassages antérieurs.
  Pour les archéologues professionnels, même s'ils connaissaient cette période, l'archéologie préventive n'en était qu'à ses débuts et les surfaces explorées bien réduites, donc peu de chance de trouver un site Mésolithique.

La recherche sur le mésolithique du nord des Yvelines a vraiment débuté dans le milieu des années 1990 avec les découvertes de deux grands sites à Orvilliers et à Boinvilliers par Jean-Michel Portier et Nicolas Druyer. A cette époque la documentation sur cette période était très succincte mais les particularités flagrantes de ces sites ont tout de suite suscité l'intérêt.
Ces deux sites furent alors prospectés pendant plusieurs années de suite par JM Portier afin de constituer des séries suffisantes pour lancer une étude. C'est le site de Boinvilliers qui fut choisit par Sylvain Griselin pour sa maîtrise, sous la direction de Boris Valentin. Ce premier travail allait en appelé d'autres et l'intérêt d'archéologues professionnels créa une dynamique qui ne s'est pas démentit depuis. Les découvertes s'enchaînèrent au fil des années jusqu'à obtenir une densité d'occupation ouvrant des perspectives d'études remarquables. Sur un territoire d'environ 900 km2 (soit un carré de 30 x 30 kms) nous dénombrons actuellement 25 sites. Les prospections se poursuivent et dernier site a été découvert en octobre 2011.
Un programme commun de recherche (PCR) sur le Tardiglaciaire et le Mésolithique du Bassin parisien est en cours sous la direction de Boris Valentin. Le temps des synthèses est arrivé et le groupe de travail du CRARM pour le Mésolithique a commencé l'inventaire, l'étude et la rédaction d'articles pour l'ensemble des sites conservés dans les collections de notre association.
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